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SECTEUR COURANT DU MANUEL > TEDI - Transformations des États démocratiques industrialisés > Jérôme VALLUY    

  • Partie - Introduction - Éditorialisation scientifique et didactique
  • Chapitre - Humanités numériques plurielles
  • Section - Communication savante en humanités numériques
  • Sous section - Etudiants, professeurs, chercheurs et leur communications numériques.

    Cette analyse fait ressortir deux enjeux dans la réponse numérique aux besoins communicationnels étudiants : 1) le premier enjeu est celui du rapport à la langue, enjeu hautement politique notamment de luttes de définitions de la scientificité autant que des missions d’enseignement. Or si l’on considère l’usage social estudiantin du numérique en communication savante, cet usage est massivement focalisé par la langue. L’indépendance des auteurs vis-à-vis des inclinations politiques pour la langue dominante sur le plan international peut-être une réponse à ce besoin étudiant de travail dans la langue maternelle. 2) Le second est celui de l’éditorialisation numérique des gros documents (manuels, traités, encyclopédies, dictionnaires, sommes, compilations, anthologies…) assurant non seulement publication mais aussi sélections et interrelations (indexées et interprétées) de connaissances. Le problème, pour répondre à ces deux besoins, n’est pas seulement de concevoir des bibliothèques numériques ni même de les remplir par une myriade de petits documents épars et non reliés autrement que par des index. Le problème est d’éditorialiser c’est-à-dire de construire des dispositifs numériques permettant de produire des contenus intellectuels, issus de recherches scientifiques & didactiques, qui ré-enrôlent des portions du stock de connaissances en valorisant portions anciennes ou récentes par insertion dans l’hypertextualité du web en libre accès.

    PLAN DE SOUS-SECTION

    Introduction

    1. Esquisse d’une typologie de besoins estudiantins pour l’apprentissage
    1.1 Typologie de besoins communicationnels étudiants pour l’apprentissage
    1.2 Apports du numérique à la satisfaction des besoins étudiants

    2. L’enjeu linguistique : communiquer avec les étudiants & les chercheurs
    2.1 Données empiriques sur les usages linguistiques étudiants (2005)
    2.2 Données empiriques sur les luttes de scientificité (SIC 2009-2015)
    2.3 Essai d’interprétation sur le facteur linguistique

    3. L’enjeu éditorial : quels ouvrages numériques pour les étudiant-e-s ?
    3.1 Du livre papier à l’ouvrage numérique
    3.2 L’ouvrage numérique dynamique
    3.3 Accès libre aux savoirs et indépendance de l’auteur
    3.4 Typologie des ouvrages numériques

Segment - L’enjeu linguistique : communiquer avec les étudiants & les chercheurs.

Quels sont les enjeux les plus importants liés au tournant numérique dans cette communication savante ?

I. À éditorialiser
C. À retravailler


SOMMAIRE

Parmi les besoins communicationnels étudiants pour l’apprentissage, le besoin n°2 (Entendement des connaissances pour l’accès au stock) est fondamental. Il passe notamment par une compréhension « spontanée » (mais longuement apprise) des informations, notamment dans les arts, les lettres et les sciences humaines, donc par une maîtrise optimale de la langue.

1- Données empiriques sur les usages linguistiques étudiants (2005)

Une étude diligentée par l’Unesco, portant sur un échantillon de plus de 3 000 étudiants en langue anglaise répartis dans huit pays non anglophones (Macédoine, Timor, Tanzanie, Pologne, France, Ukraine, Italie, Oman), est assez intéressante pour en citer quelques extraits longs :

Bien que nous ayons choisi les étudiants interrogés parce qu’ils suivaient des cours d’anglais, leurs déclarations montrent qu’ils ne se sentaient pas tous à l’aise dans cette langue. Mais ces résultats peuvent s’expliquer autant par le degré d’assurance des répondants en anglais et par leur attitude à l’égard de l’anglais que par leurs compétences linguistiques objectives.

En ce qui concerne les langues utilisées sur Internet, l’analyse des réponses nous a appris que, dans leur ensemble, les individus interrogés utilisaient moins l’anglais que leur langue nationale sur Internet. Mais il y a beaucoup de différences sur ce point selon les répondants.

PAYS POURCENTAGE DES SÉANCES DANS LA LANGUE NATIONALE POURCENTAGE DES SÉANCES EN ANGLAIS
France 86 % (français) 29 %
Italie 91 % (italien) 17 %
Japon 89 % (japonais) 15 %
Macédoine 13 % (macédonien) 84 %
Oman 100 % (arabe) 25 %
Pologne 84 % (polonais) 49 %
Tanzanie 82 % (kiswahili) 90 %
Indonésie 19 % (indonésien) 84 %

La somme des pourcentages peut dépasser 100 % parce qu’il arrive que plusieurs langues soient utilisées.

Les réponses des étudiants interrogés montrent que c’est surtout pour leur travail universitaire qu’ils se servent d’Internet, ainsi que nous l’avions supposé en construisant l’échantillon. Elles montrent aussi que la fréquentation des sites Internet de langue anglaise est moins importante que nous ne le pensions. En fait, l’anglais n’est même pas la langue dominante en matière de recherche sur Internet.

Les répondants avec lesquels nous avons eu des entrevues complémentaires nous ont fait comprendre qu’une grande partie des sites Internet de langue anglaise qu’ils avaient visités ne présentaient aucune « richesse linguistique » particulière. Il est apparu par exemple, notamment dans les réponses des étudiants qui déclaraient utiliser relativement peu l’anglais sur Internet, que certains de ces sites proposaient de la pop music ou des cartes de vœux. Le fait que le contenu linguistique de certains sites de langue anglaise se réduise à des formules ou à des paroles de chansons qui ne sont pas nécessairement comprises souligne la division de l’échantillon en deux catégories d’individus : ceux qui utilisent l’anglais sur Internet pour leur travail universitaire, et ceux qui l’utilisent seulement à des fins de divertissement.

Les langues sur Internet - Un projet de recherche financé par MOST et Initiative B@bel - Sue Wright (Université Aston)

Cette enquête décrit bien une réalité que les professeurs discutant avec les étudiants identifient intuitivement. Si l’importance de la langue maternelle est assez évidente en ce qui concerne l’enseignement, on peut se demander ce qu’il en est concernant la recherche qui participe de cette communication savante universitaire et aliment le stock de connaissances susceptibles d’être enrôlées dans les nouveaux processus d’éditorialisation comme cet ONDIAL.

L’enquête précédente semble confirmée par le débat français relatif aux classements des revues francophones en sciences de l’information et de la communication (SIC). Ce débat est particulièrement intéressant pour ce qu’il permet de montrer des dynamiques globales et des enjeux centraux de cette configuration de communication savante : notamment l’importance de la langue maternelle. Je le rapporte aux débats de classements de revues en SIC destinés à servir d’index des revues valables pour l’évaluation des « qualifications » de candidats à un poste (primo-recrutement ou promotion) et des futurs « bilans d’activité » des enseignants-chercheurs récemment introduits dans le droit français (entre 2009 et 2015). Cette évaluation est réalisée par la « section » du Conseil National des Universités correspondant au domaine des sciences de l’information et de la communication : la section n°71 (CNU 71). Je laisse de côté l’évaluation collective des laboratoires faite par ailleurs.

2- Données empiriques sur les luttes de scientificité (SIC 2009-2015)

Trois classements ont été réalisés et publiés. Deux classements ont été réalisés par la société savante, nationale, de cette discipline en mars 2009 et mai 2015 (Société française des sciences de l’information et de la communication, Sfsic, constituée en association indépendante, loi 1901, aux adhésions ouvertes à tous les enseignants-chercheurs de la discipline et dont les dirigeants sont élus). Un classement a été réalisé par l’agence publique nationale, para-ministérielle, d’évaluation de la recherche et de l’enseignement en juillet 2013 (Agence d’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, Aeres, remplacée par le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur, Hceres, depuis une loi de juillet 2013 mise en œuvre depuis son décret d’application en novembre 2014).

Le mot « classement » ne doit pas induire en erreur : il ne s’agit pas de hiérarchiser les revues d’un niveau 1 — qui serait le meilleur — à un niveau X, mais de fixer le périmètre des revues dans lesquelles les articles publiés, par des docteurs ou des enseignants-chercheurs de cette discipline, sont susceptibles d’être considérés comme des articles pertinents scientifiquement dans l’évaluation qualitative et quantitative de l’activité de recherche. Le classement est donc une délimitation du périmètre de scientificité aux yeux de l’instance qui le réalise.

Dans ce processus, il y a cinq principaux acteurs collectifs en interaction : le ministère, l’Aeres, la Sfsic, le CNU 71 et l’ensemble des scientifiques. Les trois intermédiaires sont caractérisables :

  • Le classement Aeres-2013 a été réalisé par des « experts » (chercheurs issus de la discipline) nommés par le directeur de l’agence, lui-même nommé par le président de la République. Le conseil d’administration est nommé par le gouvernement sur proposition du ministre. Ce classement est issu d’une représentation non compétitive du domaine scientifique, de type « bureaucratique » au sens de Max Weber, « technocratique » au sens de Jean Meynaud ou « néo-corporatiste » au sens de Philippe Schmitter.
  • Les classements Sfsic-2009 et Sfsic-2013 ont été produits sous la responsabilité du conseil d’administration de la société savante (au sein de sa commission « Recherche et animation scientifique » par plusieurs chercheurs). Ils sont issus d’une représentation compétitive, basé sur l’élection au scrutin proportionnel de ce conseil par l’ensemble des scientifiques adhérents de l’association.
  • La section CNU 71 des SIC, allie, comme toutes les sections du CNU, les deux types de représentation. Il s’agit, pour deux tiers, d’une représentation compétitive basée sur l’élection au scrutin proportionnel par l’ensemble des enseignants-chercheurs et, pour un tiers, d’une représentation non compétitive par nomination ministérielle de certains membres. Le CNU 71 n’a pas produit de classement spécifique de revues ; ses membres décident des « qualifications » individuelles et, probablement dans le futur, des évaluations individuelles de « bilans d’activité », par vote à bulletin secret après audition de deux rapports sur chaque dossier. Chaque membre est donc libre du choix de l’index de classement qu’il retient comme pertinent dans la détermination, en son for intérieur, de chacune de ses décisions de vote.

Les trois classements sont publiés sur le web :

  • Le classement Sfsic-2009 s’intitule « Liste des revues scientifiques françaises et francophones en sciences de l’information et de la communication ». Il contient 20 revues francophones réparties en trois catégories de 9 « revues disciplinaires », 7 « revues transdisciplinaires » et 4 « revues francophones ». Dans chaque catégorie, les revues sont présentées dans un ordre non alphabétique.
  • Le classement Aeres-2013 s’intitule « Liste des revues AERES pour le domaine sciences de l’information et de la communication », il contient 70 revues classées par ordre alphabétique, dont 30 revues francophones et 40 revues non francophones. Parmi les 30 revues francophones, 15 étaient dans le classement précédent, 5 en ont été exclues, 13 lui ont été ajoutées.
  • Le classement Sfsic-2015 est intitulé « Revues francophones en SIC », il contient 47 revues classées par ordre alphabétique, dont 24 étaient dans le classement précédent, 2 en ont été exclues (1 a cessé son activité) et 19 lui ont été ajoutées (des 5 précédemment exclues, aucune n’a été reprise).

Ces trois classements forment trois ensembles dont les périmètres ne se superposent que partiellement. Le nombre de revues francophones indexées passe de 20 en 2009, à 30 en 2013, à 46 en 2015 et la même année à 54 par compilation des trois classements. La croissance du nombre de revues francophones est évidente, de même que l’enjeu de la langue dans cette lutte de classements : par ce nouveau classement de mai 2015, la société savante produit un acte symbolique d’autant plus fort qu’il renchérit presque explicitement (même si l’introduction est prudente) dans sa position en faveur de la langue française contre l’agence étatique.

3- Essai d’interprétation sur le facteur linguistique

Face à ces données, de très nombreuses questions peuvent se poser et obtenir une réponse mathématique ou interprétative : quelles significations donner aux différences de classements ? Quels effets sociaux produiront ces différences lors des évaluations ? Comment interpréter les luttes de classements ? Quelles sont les caractéristiques sociologiques des acteurs sociaux (individuels et collectifs) effectuant ces classements ? Quelles significations donner aux périmètres d’intersection des classements ? Comment raisonner sur l’ensemble ouvert des listes non (encore) classées ? Comment raisonneront les membres de la section CNU ? Et bien d’autres questions probablement.

Je me focaliserai sur le facteur linguistique pour traverser quelques unes de ces questions.

Une différenciation nette apparaît entre l’agence étatique et la société savante, la première poussant à l’élargissement du critère linguistique de scientificité, notamment à l’anglicisation si l’on en juge par sa liste ; la société savante défendant, dès le premier classement de 2009, la définition francophone du critère. Cette différenciation soulève une problématique intéressante : s’agit-il d’une opposition entre une rationalité scientifique et un nationalisme linguistique ?

Une première lecture, trop rapide, pourrait le laisser penser. En effet, le premier classement Sfsic-2009 s’affichant comme une liste de revues « françaises et francophones » peut laisser penser à un nationalisme identitaire et linguistique, et cela d’autant plus qu’il marginalise en valeur relative la place des revues francophones non françaises (20 %), tout en ignorant les revues non francophones. Le second classement Aeres-2013 pourrait laisser penser à un rationalisme scientifique dégagé des contingences idéologiques, l’agence d’État incluant une grosse proportion de revues non francophones (57 %), ignorant le critère de distinction nationale et classant par ordre alphabétique indifférencié les revues de toutes langues et nationalités.

Néanmoins, cette première interprétation se heurte à plusieurs obstacles : d’une part, il serait étonnant qu’une agence publique si solidement arrimée au pouvoir politique par sa construction institutionnelle (désignation de ses dirigeants) soit si dégagée de toute contingence idéologique ; d’autre part, cette même agence a produit deux ans plus tôt, en 2011, un document intitulé « Interprétation de l’échelle de notation multicritère (2011) » destiné à ses experts pour évaluer les laboratoires, contenant cinq rubriques : « Production », « Attractivité, Impact socio-culturo-économique », « Vie de l’unité », « Stratégie et projet scientifiques » et « Note globale ». Or à la rubrique « Attractivité, Impact socio-culturo-économique » sont mentionnés les critères de la meilleure notation possible :

Note A+ : visibilité internationale
Explication de note : L’unité est attractive au niveau international. Elle attire des chercheurs étrangers de haut niveau et accueille de manière très significative des docs et postdocs avec leur financement, en provenance de l’Europe de l’Ouest, d’Asie, d’Amérique du Nord (alt. Des pays développés). Elle est leader (ou PI) dans des programmes internationaux. Ses actions ont un retentissement international.

Interprétation de l’échelle de notation multicritère (2011) - Aeres

Autrement dit, en excluant de sa définition de la bonne scientificité tous les pays non « développés », l’agence exclut une très large partie de la francophonie du domaine de la qualité scientifique. On voit alors apparaître une toute autre interprétation du classement Aeres-2013 qui, bien loin d’une préoccupation de rationalité scientifique, vise à l’inscription du pays dans l’élite internationale, définie économiquement et géographiquement, et à la notoriété du pays, par la recherche. L’agence raisonnant en ce sens pour l’ensemble des domaines scientifiques, majoritairement constitués en masses budgétaires et nombre de personnels, par les sciences de la matière et de la technique où le recours à la langue la plus internationale est indispensable, il n’est pas étonnant qu’elle produise par son classement de 2013 une marginalisation relative de la langue française par rapport aux deux autres classements réalisés par la société savante.

Il reste à comprendre la première position de la société savante. Pour cela, il faut replacer le classement Sfsic-2009 dans son contexte sociohistorique d’élaboration, en mars 2009. Depuis l’automne 2008, et particulièrement depuis janvier 2009, avait lieu l’une des plus grosses mobilisations sociales de professeurs dans l’histoire universitaire française, probablement supérieure dans son ampleur pour cette catégorie professionnelle à ce qu’elle fut en mai 1968 (l’ampleur de celle-ci étant perçue par référence à la mobilisation des étudiants d’une part et aux effets d’entraînement dans l’ensemble de la société). Or cette mobilisation portait précisément sur un projet de décret visant à introduire l’évaluation des enseignants-chercheurs. Et le gouvernement combattu par les professeurs d’université était aussi celui qui avait créé deux ans plus tôt, en 2007, le premier « ministère de l’Identité nationale » de l’histoire de France depuis l’État français du régime de Vichy durant la Seconde Guerre mondiale, provoquant un émoi palpable dans la communauté universitaire. Durant les six semaines suivant sa création, de mi-mai à fin juin 2007, des voix associatives et universitaires s’expriment contre le principe de cette création ministérielle et sont relayées par les médias. Deux ans plus tard, en 2009, lorsque se déroule le mouvement universitaire contre l’évaluation, la question de l’identité nationale est devenue structurante pour l’ensemble des systèmes de communication. Et l’on peut penser que le choix d’affichage du classement francophone, sous l’angle identitaire, par la société savante procède davantage d’une tactique de lutte contre l’État consistant à instrumentaliser le registre symbolique de légitimation utilisé par l’adversaire. Cette interprétation se trouve confortée par le fait qu’en 2015 la société savante abandonne la distinction entre revues françaises et revues francophones mais réaffirme l’importance du critère linguistique en produisant un nouveau classement, élargi, n’incluant que des revues francophones. La préférence linguistique peut alors s’interpréter comme une valorisation de la qualité scientifique dans le travail des sciences humaines qui nécessite l’accès au corpus central des connaissances accumulées dans une même langue depuis plusieurs siècles et donc une compréhension optimale des significations de la langue beaucoup plus que dans les sciences de la technique et de la matière, où la communication savante par le chiffre et l’écriture mathématique, issue d’une valorisation de la calculabilité, prédomine vis-à-vis de la communication savante par la lettre et l’écriture littéraire. Cette interprétation se trouve corroborée par les données empiriques précédemment exposées, relatives aux usages linguistiques des étudiants sur Internet, si l’on admet que les membres de la Sfsic, composée presque intégralement d’enseignants-chercheurs, connaissent relativement bien les besoins communicationnels étudiants, tant par la connaissance intuitive communément partagée dans l’ensemble du corps enseignant discutant avec les étudiants, que par les capacités réflexives particulièrement développées dans ce domaine chez des enseignants de sciences de l’information et de la communication qui sont aussi des chercheurs travaillant particulièrement sur les nouvelles formes de communications numériques.

Cette condition linguistique d’accès, indispensable, au stock de connaissances, dans les bibliothèques de supports papier ou dans les bibliothèques numériques, ne peut produire ses effets d’apprentissage en ce qui concerne celles-ci que si ces connaissances sont non seulement publiées numériquement mais, face à l’océan numérique, surtout éditorialisées numériquement de façon à les mettre en relation et à les hiérarchiser au regard de sujets et de besoins spécifiques d’apprentissage.

Jérôme VALLUY‚ « Segment - L’enjeu linguistique : communiquer avec les étudiants & les chercheurs.  »‚ in Transformations des États démocratiques industrialisés - TEDI  - Version au 11 août 2022‚  identifiant de la publication au format Web : 6