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Situation dans le plan

  1. Partie - Introduction - Éditorialisation scientifique et didactique
    1. Chapitre - Humanités numériques plurielles
      1. Section - Définition(s) francophones des humanités numériques
      2. Section - Communication savante en humanités numériques
        1. Sous section - Etudiants, professeurs, chercheurs et leur communications numériques.
        2. Sous-section - Temps court et temps long de la communication savante
        3. Sous-section - Libre accès aux savoirs et accès ouvert aux publications
        4. Sous-section - Entre Etat et marché : l’indépendance de la recherche et de la communication savante en SHS.
      3. Section - Recherche technologique en éditorialisation numérique
    2. Chapitre - Vers une sociologie historique de la configuration numérique ?
  2. Partie - Fondements des États démocratiques
  3. Partie - Expansion des objectifs et moyens de l’État
  4. Partie - Sectorisation du gouvernement politique
  5. Partie - Formalisation juridique et négociations
  6. Partie - Gouvernement technologique et partenariats
  7. Partie - Stratification des niveaux territoriaux
  8. Partie - Connaître la configuration numérique ?
  9. Annexes

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SECTEUR COURANT DU MANUEL > TEDI - Transformations des États démocratiques industrialisés > Jérôme VALLUY    

  • Partie - Introduction - Éditorialisation scientifique et didactique
  • Chapitre - Humanités numériques plurielles
  • Section - Communication savante en humanités numériques
  • Sous-section - Entre Etat et marché : l’indépendance de la recherche et de la communication savante (...)

    Peut-on concilier progrès technologique, libertés intellectuelles et qualité scientifique en faveur du libre accès aux savoirs en s’affranchissant, partiellement au moins, des contraintes liées à l’Etat et des contraintes liées au marché ?
    ► Pour réunir les conditions précédemment évoquées en faveur du libre accès au savoir, à partir des productions universitaires issue du service public français d’enseignement supérieur et de recherche en SHS, il y a une voie à explorer qui est celle de l’indépendance tant vis-à-vis du marché que vis-à-vis de l’Etat. L’indépendance ne signifiant pas ici contre le marché et contre l’Etat, mais au contraire avec l’un et l’autre ainsi qu’avec d’autres origines de ressources financières, institutionnelles et symboliques ; l’indépendance, en ce sens, passe par la multiplication et la diversification des dépendances (non pas l’illusion de suppression de toute dépendance).
    ► Si l’on rejette à la fois tout privilège universitaire de privatisation des moyens publics et toute subordination intellectuelle à une dispositif étatique centralisé d’éditorialisation (ci-dessus partie n°1 : ni privilège, ni subordination) et que l’on cherche à défendre les libertés intellectuelles des auteurs & lecteurs autant que l’accessibilité réfléchie aux savoirs par guidage anthologique (ci-dessus partie n°2 : libertés intellectuelles et accessibilité raisonnée), il faut, pour penser le « libre accès » aux savoirs, reconstruire le concept de « petite maison d’édition indépendante » dans cette nouvelle dimension numérique de la société actuelle, ou, au moins, construire une diversification des systèmes technologiques d’éditorialisation numérique.
    ► Dans cette perspective, deux aspects de l’indépendance des auteurs & lecteurs numériques paraissent essentiels : celui de la forme organisationnelle et socio-technique que peut prendre la petit édition numérique indépendante en accès ouvert ; celui du fond intellectuel de l’indépendance d’agenda (définition des priorités de sujets, conception des objets d’étude prioritaires…).

Segment - TERRA-HN : quinze ans (2003/2018) de recherches et publications en accès ouvert dans une forme de laboratoire-éditeur en SHS



SOMMAIRE

Journée d’étude
"L’auteur numérique en question"
Paris 8, 18 oct. 2018

http://www.ea-anglais.univ-paris8.fr/spip.php?article1399

Introduction

• Réinscription de mon propos d’aujourd’hui dans un fil de recherches :

  • Suite d’études sur la "communication savante" entre étudiants, professeurs, chercheurs et partenaires : bibliothécaires-documentalistes, autres agents "Biatss", institutions publiques universitaires et autres, publics sectoriels et "grand public" : http://www.hnp.terra-hn-editions.org/TEDI/rubrique7.html
  • Recherche en cours sur "Entre État et marché : l’indépendance de la recherche et de la communication savante en SHS." = suite de focalisations empiriques (ou "études de cas") pour repérer les oscillations complexes entre État / marché / recherche&enseignement : http://www.hnp.terra-hn-editions.org/TEDI/rubrique297.html
  • Parmi ces études de cas, plusieurs procèdent méthodologiquement d’approches par "observation participante" : Terra-HN, Cahiers Costech, Wikipedia, site web du Costech, réseaux sociaux... d’autres par "observation externe" avec entretiens semi-directifs, traitements de données numériques, etc.
  • Parmi ses cas, au vu du cadrage des journées d’étude "L’auteur numérique en question", j’ai hésité entre le cas de Terra-HN et celui des Cahiers Costech. Il m’a semblé que le cas de Terra-HN (2003-2018) est plus proche de la notion de "plateforme" (ensemble coordonné de dispositifs numériques distincts et complémentaires) que les Cahiers Costech (plus proche du modèle "revue") : http://www.hnp.terra-hn-editions.org/TEDI/article438.html
  • Recherche sur la communication savante, celle des auteurs scientifiques (& enseignants // universitaires) et recherche sur l’auctorialité dont la bibliographie concerne plus la littérature, la poésie, le théâtre, les arts que les auteurs scientifiques (d’après ma recherche qui date... 08/2015) : http://www.reseau-terra.eu/article1352.html

• Mon point de départ pour la présente journée d’étude se situe dans la conclusion « Libre accès aux savoirs et accès ouvert aux publications » dernière phrase)  : https://journals.openedition.org/rfsic/3194#tocto1n6

...que je reformule ainsi : Peut-on concilier progrès technologique, libertés intellectuelles et qualité scientifique en faveur du libre accès aux savoirs en affranchissant, partiellement au moins, les auteurs scientifiques des contraintes liées à l’État (qui les emploie) et des contraintes liées au marché (éditorial)... sans verser dans l’auto-édition ?

► Pour réunir les conditions précédemment évoquées en faveur du libre accès au savoir, à partir des productions universitaires issue du service public français d’enseignement supérieur et de recherche en SHS, il y a une voie à explorer qui est celle de l’indépendance tant vis-à-vis du marché que vis-à-vis de l’Etat. L’indépendance ne signifiant pas ici contre le marché et contre l’Etat, mais au contraire avec l’un et l’autre ainsi qu’avec d’autres origines de ressources financières, institutionnelles et symboliques ; l’indépendance, en ce sens, passe par la multiplication et la diversification des dépendances (non pas l’illusion de suppression de toute dépendance).

► Si l’on rejette à la fois tout privilège universitaire de privatisation des moyens publics et toute subordination intellectuelle à une dispositif étatique centralisé d’éditorialisation et que l’on cherche à défendre les libertés intellectuelles des auteurs & lecteurs (autant que l’accessibilité réfléchie aux savoirs par guidage anthologique), il faut, pour penser le « libre accès » aux savoirs, reconstruire le concept de « petite maison d’édition indépendante » dans cette nouvelle dimension numérique de la société actuelle, ou, au moins, construire une diversification des systèmes technologiques d’éditorialisation numérique.

► Dans cette perspective, deux aspects de l’indépendance des auteurs (enseignants-chercheurs) & lecteurs (étudiants, autres publics) numériques paraissent essentiels : celui de la forme organisationnelle et socio-technique que peut prendre la petite édition numérique indépendante en accès ouvert... cette forme organisationnelle déterminant en partie l’autre aspect de l’indépendance : celui du fond intellectuel, notamment en ce qui concerne l’indépendance d’agenda scientifique (définition des priorités de sujets, conception des objets d’étude prioritaires voire méthodologies d’étude…).

La finalité première de Terra-HN portait sur l’indépendance du fond... mais il nous a fallu examiner et configurer la dimension organisationnelle.

1 - L’indépendance du fond intellectuel (notamment : agenda)

Agenda scientifique & didactique des chercheurs en SHS à l’ère numérique : une des finalités de Terra-HN = peser sur l’agenda académique tendanciel ; affranchir les auteurs des contraintes systémiques d’agenda ; recomposer le capital symbolique pour (re)valoriser des publications numériques ouvertes sur les thèmes mis en avant.

Trois moments d’extension du domaine d’étude de Terra-HN (extension et non substitution !) :

  • 2003 => "Asile et migrations" (Afrique/Europe principalement…)
  • 2008 => "Classes, races, genres" (intersectionalité d’axes de domination voire répressions et persécutions) – extension du domaine d’étude prolongeant le premier agenda
  • 2016 => "Humanités numériques plurielles" extension prolongeant par réflexivité méthodologique sur les treize années de travail antérieures : • d’abord on s’est "découvert" vers 2013 je crois (dix ans après et rétrospectivement) parmi les « pionniers » de l’accès ouvert aux publications • puis on s’est "découvert" faisant des « humanités numériques » sans le savoir… (outils, sujets, agendas) mais la première définition des HN de 2007/2015 - très techniciste par focalisation sur les outils voire scientiste à l’ère des big data - nous paraît très insuffisante et l’on passe, avec d’autres de sciences sociales notamment en sciences de l’information et de la communication, des usages d’outils numériques pour les sciences sociales... aux sciences sociales des usages d’outils numériques et approches info-communicationnelles du numérique.

2 - L’indépendance de la forme organisationnelle

Terra-HN est une sorte de laboratoire de recherche soucieux de son indépendance et des libertés académiques nécessaires aux auteurs & lecteurs :

Les dispositifs (socio-techniques) numériques de communication savante et d’édition scientifique en SHS et les outils utilisés par Terra-HN :

Conclusion

  • Côté Terra-HN : espoir (utopique ? vain ?) d’une « montée en généralité » => le projet IDEAL (Indépendance et Développement des Editions en Accès Libre) 2014 : http://www.reseau-terra.eu/article1324.html
  • Côté "Auteur numérique" : 1) que devient l’auctorialité à l’ère numérique // libre accès aux savoirs ? 2) auctorialité individuelle et/ou collective ? 3)

Jérôme VALLUY‚ « Segment - TERRA-HN : quinze ans (2003/2018) de recherches et publications en accès ouvert dans une forme de laboratoire-éditeur en SHS  »‚ in Transformations des États démocratiques industrialisés - TEDI  - Version au 19 août 2019‚  identifiant de la publication au format Web : 438